Les estimations du nombre de migrants en situation irrégulière au Maroc varient entre 25.000 et 45.000 personnes
Promouvoir un accès équitable aux services de santé, d’éducation et d’hébergement pour les enfants migrants
Face à cette nouvelle réalité, le Maroc a décidé de réviser sa politique migratoire et d’engager des mesures législatives, institutionnelles et opératives
La pandémie de COVID-19 a eu, entre autres conséquences, une réelle incidence sur la mobilité des êtres humains
Parmi les 23.056 étrangers régularisés en 2014, 8% étaient des enfants
Les estimations du nombre de migrants en situation irrégulière au Maroc varient entre 25.000 et 45.000 personnes
Promouvoir un accès équitable aux services de santé, d’éducation et d’hébergement pour les enfants migrants
Face à cette nouvelle réalité, le Maroc a décidé de réviser sa politique migratoire et d’engager des mesures législatives, institutionnelles et opératives
La pandémie de COVID-19 a eu, entre autres conséquences, une réelle incidence sur la mobilité des êtres humains
Parmi les 23.056 étrangers régularisés en 2014, 8% étaient des enfants
Qui sommes-nous ?
De nous à vous

FAOUZIA EL MAMOUN
Présidente
C’est avec un grand plaisir que je vous présente le site internet d’Association de Protection de l’Enfance et Sensibilisation de la Famille (APISF), dans lequel vous trouverez toutes les informations nécessaires pour mieux comprendre nos actions.
Depuis sa création en 1973, APISF a pour objet l’accès aux droits pour les enfants. Concrètement, APISF propose une réponse individuelle à tout enfant qui se questionne quant à ses droits (au cœur d’un conflit familial, victime de violences ou d’agissements malveillants, en quête d’un statut…) et met en œuvre des actions collectives qui visent à aider les enfants à devenir des citoyens responsables, respectueux et capable de vivre en communauté.
L’avenir de notre pays dépend entre autres de la valeur que nous saurons accorder aux problèmes sociaux et en particulier à ceux de l’enfance, vulnérable entre tous. C’est avec cet objectif qu’APISF a adopté une démarche participative et multidimensionnelle avec les autorités locales et nationales, les institutions privées, les associations marocaines, les ONG internationales et la société, pour répondre à la problématique de l’enfance en situation difficile.
APISF se félicite de l’implication active de l’ensemble de ses partenaires institutionnels et privés. Bien que personne ne puisse nier ou occulter les nombreux efforts et progrès du Maroc dans le domaine de la protection et de la promotion des Droits de l’Enfance en particulier, il reste cependant, un long chemin à parcourir.

FAOUZIA EL MAMOUN
Présidente
C’est avec un grand plaisir que je vous présente le site internet d’Association de Protection de l’Enfance et Sensibilisation de la Famille (APISF), dans lequel vous trouverez toutes les informations nécessaires pour mieux comprendre nos actions.
Depuis sa création en 1973, APISF a pour objet l’accès aux droits pour les enfants. Concrètement, APISF propose une réponse individuelle à tout enfant qui se questionne quant à ses droits (au cœur d’un conflit familial, victime de violences ou d’agissements malveillants, en quête d’un statut…) et met en œuvre des actions collectives qui visent à aider les enfants à devenir des citoyens responsables, respectueux et capable de vivre en communauté.
L’avenir de notre pays dépend entre autres de la valeur que nous saurons accorder aux problèmes sociaux et en particulier à ceux de l’enfance, vulnérable entre tous. C’est avec cet objectif qu’APISF a adopté une démarche participative et multidimensionnelle avec les autorités locales et nationales, les institutions privées, les associations marocaines, les ONG internationales et la société, pour répondre à la problématique de l’enfance en situation difficile.
APISF se félicite de l’implication active de l’ensemble de ses partenaires institutionnels et privés. Bien que personne ne puisse nier ou occulter les nombreux efforts et progrès du Maroc dans le domaine de la protection et de la promotion des Droits de l’Enfance en particulier, il reste cependant, un long chemin à parcourir.
L’association
Créée en 1973, l‘Association de Protection de l’Enfance et Sensibilisation de la Famille (APISF) travaille au quotidien à faciliter l’intégration sociale des enfants et adolescents vivant en situation de précarité : victimes de violence, d’abus, enfants abandonnés et/ou migrants en Europe.
Adoptant une approche basée sur les droits humains et le genre, APISF accompagne des mineurs isolés au sein de structures dédiées de prise en charge durable, avec un double objectif de protection de l’enfance et d’accompagnement vers l’autonomie. Cette démarche s’appuie sur différents leviers :
- L’implication de la famille, de la société civile et des autorités locales.
- La promotion de l’éducation et l´insertion sociale des enfants et adolescents.
- La formation et l´orientation professionnelle des jeunes et de leurs familles.
- Le suivi médical et psychologique.
- L’appui juridique et administratif.
- L’accès à la culture et aux loisirs.
- La mise en œuvre de programme durables autosuffisants.
Nos projets
En application de sa vocation et de ses conviction, APISF a développé les projets suivants :
- HIJRA WA HIMAYA : partenariat pour la prise en charge, l’hébergement, l’insertion et l’intégration des enfants migrants à Tétouan (Phase I, II et III), financé par l’Union Européenne et l’UNICEF.
- MED ATTADAMUN : soutien à l’intégration des migrants subsahariens au Maroc (Phase I, II et III), en partenariat avec la Fondation Sevilla Acoge et financé par l’Agence Andalouse de Coopération International pour le Développement (AACID).
- “Amélioration des conditions de vie des enfants et adolescents des rues à Tétouan” : projet développé en partenariat avec la Fondation Sevilla Acoge et financé par l’Agence Andalouse de Coopération International pour le Développement (AACID).
- “Amélioration des conditions de vie et intégration sociale des enfants et adolescents des rues à Tétouan” : projet développé en partenariat avec la Fondation CODESPA et financé par l’Union Européenne (UE).
- “Création et renforcement du RED pour la prévention de la radicalisation et de la violence” : projet développé dans le cadre de l’Agenda 2030, en partenariat avec la Fondation VOCES et financé par la Mairie de Malaga.
APISF a également collaboré et reçu le soutien de différentes entités : Association MAAK, Mairie de Zaragoza, Mairie de Jerez, Fondation Telefónica, Waloni Bruxel, Murcia Acoge, INDH, Université d´Alicante…
Protection de l’enfance et la sensibilisation de la famille (APISF) - Fundación Sevilla Acoge (FSA)
Découvrir le projet
HORIZONTE – Autonomisation des jeunes vulnérables pour un avenir durable au nord du Maroc
Programme d’autonomisation des jeunes vulnérables à Tétouan, visant à renforcer leur protection, leur formation et leur inclusion socio-économique pour un avenir durable.
Découvrir le projet
Promotion des droits sociaux, éducatifs et économiques des femmes en situation de vulnérabilité à Tétouan
Découvrir le projet
Protection et promotion des droits socioéconomiques des femmes marocaines et migrantes en situation de vulnérabilité à Tétouan
Découvrir le projet
Nos stratégies d’intervention
Dans le cadre du projet Hijra wa Himaya, tout enfant pris en charge bénéficie d´un plan d’intervention individualisé, coordonné et inclusif.
S’adressant aux marocains et subsahariens en situation d’extrême vulnérabilité, cette prise en charge permet un accès équitable à des services de qualité, et participe à la création d’un environnement favorable entre la population migrante et nationale dans un souci de tolérance, de vivre ensemble et de respect de l’autre.
A Tétouan, APISF accompagne les enfants et adolescents, âgés de 6 à 18 ans, au sein de trois structures dédiées : le centre d’accueil pour filles, le centre d’accueil Zaitun pour garçons et le centre de jour Anjal.
L’accueil des filles et des garçons va au-delà de l’hébergement, de la restauration et de l’hygiène : il s’agit également de les accompagner dans leur vie quotidienne :
- Suivi de la scolarité et soutien scolaire.
- Accès aux soins médicaux et psychologiques.
- Recherche de stage et insertion professionnelle.
- Accès aux loisirs, aux activités sportives, culturelles et ludiques,
- Accompagnement administratif.
Cette prise en charge a pour objectif de mettre en place des solutions durables basées sur le principe de l’intérêt supérieur de l’enfant ; à travers l’identification précise de leurs besoins et la mise en œuvre de réponses adaptées et immédiates.
Au sein du centre de jour Anjal, l’association accueille les mineurs, constitue leur dossier et les oriente vers le centre d’accueil. Lors des permanences dans le centre de jour, l’enfant peut, selon la situation individuelle de chacun :
- Prendre le petit déjeuner ou le déjeuner.
- Recevoir un colis alimentaire pour le soir s’il n’est pas pris en charge dans les autres centres du dispositif.
- Être accompagné à l’hôpital ou chez le médecin si sa santé l’exige.
- Être accompagné au vestiaire s’il a besoin de vêtements.
Au quotidien, l’action de l’association se concrétise par l’organisation de tournées-rue et de permanences d’accueil, et par une écoute active, un suivi social, sanitaire et administratif.
Nos engagements
L’APISF inscrit son action dans une vision stratégique claire et mesurable.
À travers son plan stratégique 2025-2030, sa stratégie genre et son plan de volontariat, l’association formalise ses priorités, ses engagements en faveur de l’égalité et de la protection, ainsi que les modalités de mobilisation citoyenne.
Ces documents structurent notre action et garantissent une gouvernance responsable, transparente et orientée vers l’impact.
Plan stratégique 2025-2030
Stratégie genre 2025-2030
Plan de volontariat
Notre actualité
MED ATTADAMUN :
intégration et insertion
En partenariat avec la Fondation Sevilla Acoge, APISF développe le projet MED ATTADAMUN, financé par l’Agence Andalouse de Coopération International pour le Développement (AACID).
Ce projet de solidarité a pour bénéficiaires les personnes migrantes originaires des pays de l’Afrique subsaharienne, en particulier les femmes seules avec leurs enfants, les enfants non accompagnés et les jeunes.
Le projet a pour objectif de faciliter leurs processus d’intégration et d’insertion socioprofessionnelle dans les localités de Tétouan-M’diq et de Tanger, à travers différentes actions :
- Accès au logement, à la santé, à l’éducation et à la formation.
- Itinéraires personnalisés d’insertion socioprofessionnelle.
- Appui á la mise en œuvre de mini-projets d’entreprenariat.
- Information et lancement de procédures pour le retour volontaire, s’appuyant sur des projets d’entreprenariat à réaliser au pays d’origine.
- Médiation interculturelle.
- Réalisation des journées de sensibilisation à Tétouan-M’diq et à Tanger.
- Cours de spécialisation sur le thème de Diversité et Migrations destiné aux professionnels externes et agents sociaux.
MED ATTADAMUN :
intégration et insertion
En partenariat avec la Fondation Sevilla Acoge, APISF développe le projet MED ATTADAMUN, financé par l’Agence Andalouse de Coopération International pour le Développement (AACID).
Ce projet de solidarité a pour bénéficiaires les personnes migrantes originaires des pays de l’Afrique subsaharienne, en particulier les femmes seules avec leurs enfants, les enfants non accompagnés et les jeunes.
Le projet a pour objectif de faciliter leurs processus d’intégration et d’insertion socioprofessionnelle dans les localités de Tétouan-M’diq et de Tanger, à travers différentes actions :
- Accès au logement, à la santé, à l’éducation et à la formation.
- Itinéraires personnalisés d’insertion socioprofessionnelle.
- Appui á la mise en œuvre de mini-projets d’entreprenariat.
- Information et lancement de procédures pour le retour volontaire, s’appuyant sur des projets d’entreprenariat à réaliser au pays d’origine.
- Médiation interculturelle.
- Réalisation des journées de sensibilisation à Tétouan-M’diq et à Tanger.
- Cours de spécialisation sur le thème de Diversité et Migrations destiné aux professionnels externes et agents sociaux.
We have a dream
Ce samedi 28 août marque la date anniversaire du mémorable discours de Martin Luther King, “I have a dream”. Un discours inspirant, historique, qui inspire toute initiative pouvant donner aux enfants la capacité de se projeter, avec optimisme, dans l’Afrique d’aujourd’hui et de demain.
Il y a 32 ans, la Convention Internationale des Droits de l’Enfant (CIDE) avait fait la promesse d’un monde plus respectueux du droit des plus jeunes. Cette convention affirme que la capacité d’une société à être juste et pacifique se mesure à l’aune du respect des droits de l’enfant.
Elle stipule notamment le droit à la survie de tous les enfants, partout et en tout temps, leur droit de déployer leur potentiel, d’être protégés contre les mauvais traitements et l’exploitation et de participer pleinement à la vie familiale, culturelle et sociale.
La Convention Internationale des Droits de l’Enfant garantit ces droits en établissant des normes relatives aux soins de santé, à l’éducation et aux services sociaux dont doivent bénéficier les enfants. Ces normes sont les critères qui permettent d’évaluer les progrès accomplis. Les états ayant ratifié la Convention (dont le Maroc, en 1993) s’engagent à élaborer leurs politiques en tenant compte de l’intérêt supérieur de l’enfant.
La Convention a rappelé les dix principaux droits de l’enfant :
- Le droit d’être protégé contre toute forme de discrimination en raison de sa race, de sa religion, de son origine ou de son sexe.
- Le droit d’avoir un nom et une nationalité.
- Le droit à une alimentation suffisante et saine.
- Le droit d’être soigné et de bénéficier de soins et de traitement adaptés à l’âge.
- Le droit à l’éducation.
- Le droit d’être nourri, logé et de grandir dans de bonnes conditions.
- Le droit de jouer, de rire, de rêver.
- Le droit d’accéder à l’information, d’exprimer son avis et d’être entendu.
- Le droit d’être protégé de la violence et de l’exploitation.
- Le droit à une protection spéciale pour tous les enfants réfugiés ou handicapés.
Rentrée scolaire : l’éducation est un droit !
Lors de chaque rentrée scolaire, APISF met tout en œuvre pour que les enfants de l’association poursuivent leur scolarité dans des conditions favorables.
Parce que nous sommes convaincus qu’un avenir meilleur passe d’abord par une meilleure éducation, Nous comptons sur votre contribution et votre générosité pour que ces enfants retournent à l’école avec le sourire !
APISF vous souhaite à toutes et à tous une belle rentrée 2021, riche en partage, en apprentissage et en enseignement.
Rentrée scolaire : l’éducation est un droit !
Lors de chaque rentrée scolaire, APISF met tout en œuvre pour que les enfants de l’association poursuivent leur scolarité dans des conditions favorables.
Parce que nous sommes convaincus qu’un avenir meilleur passe d’abord par une meilleure éducation, Nous comptons sur votre contribution et votre générosité pour que ces enfants retournent à l’école avec le sourire !
APISF vous souhaite à toutes et à tous une belle rentrée 2021, riche en partage, en apprentissage et en enseignement.
Protection des jeunes en situation de vulnérabilité
APISF développe, en partenariat avec la Fondation Sevilla Acoge, le projet “Intervention avec les mineurs et jeunes en situation de risque et de vulnérabilité au nord du Maroc”. Un projet financé par l’Agence Andalouse de Coopération International pour le Développement (AACID), qui vise à renforcer le système de protection des enfants et des jeunes à risque et vulnérables dans la province de Tétouan, avec une stratégie basée sur le développement de actions de tutelle et d’accompagnement.
Ce projet a déjà enregistré les résultats suivants :
- 22 jeunes bénéficieront d’un programme d’aide au logement, d’une formation réglementée et/ou des stages de formation aux métiers qui facilitent leur insertion a l’emploi.
- Une unité mobile est en opération pour la prise en charge des mineurs et des jeunes de la rue, la sensibilisation des familles et de la communauté.
- Un centre de jour et de premier accueil offre un accompagnement des enfants et des jeunes sur des activités d’éducation, de formation, d’accompagnement psychosocial et d’activités de loisirs et de temps libre.
- Les institutions locales sont impliquées à travers des accords de collaboration et de référencement dans l’offre de services de base (éduction, santé, formation).
Protection des jeunes en situation de vulnérabilité
APISF développe, en partenariat avec la Fondation Sevilla Acoge, le projet “Intervention avec les mineurs et jeunes en situation de risque et de vulnérabilité au nord du Maroc”. Un projet financé par l’Agence Andalouse de Coopération International pour le Développement (AACID), qui vise à renforcer le système de protection des enfants et des jeunes à risque et vulnérables dans la province de Tétouan, avec une stratégie basée sur le développement de actions de tutelle et d’accompagnement.
Ce projet a déjà enregistré les résultats suivants :
- 22 jeunes bénéficieront d’un programme d’aide au logement, d’une formation réglementée et/ou des stages de formation aux métiers qui facilitent leur insertion a l’emploi.
- Une unité mobile est en opération pour la prise en charge des mineurs et des jeunes de la rue, la sensibilisation des familles et de la communauté.
- Un centre de jour et de premier accueil offre un accompagnement des enfants et des jeunes sur des activités d’éducation, de formation, d’accompagnement psychosocial et d’activités de loisirs et de temps libre.
- Les institutions locales sont impliquées à travers des accords de collaboration et de référencement dans l’offre de services de base (éduction, santé, formation).
NOTRE ACCOMPAGNEMENT
Prise de contact avec les bénéficiaires
Les bénéficiaires sont informés de l’existence et des actions de l’association à travers différents canaux de communication :
- Les informations et recommandations des mineurs déjà pris en charge.
- Les actions de tournées-rue, permettant d’informer les bénéficiaires et de leur donner confiance.
- L’information et la sensibilisation à travers l’accueil en centre de jour.
- Les activités récréatives, culturelles, artistiques et sportives, organisées dans le centre du jour dans une approche de vivre ensemble.
- Le référencement des agents communautaires et d’autres entités sur décision du procureur du Roi.
Prise en charge dans les centres d'accueil
La prise en charge des mineurs dans les centres d’accueil est structurée autour des démarches suivantes :
- L’identification précise et personnalisée des besoins de chacun.
- La mise en œuvre de réponses adaptées et immédiates (éducation, santé, identité, hébergement).
- Un accompagnement social et psychologique assuré par des éducateurs et assistantes sociales.
- Un accompagnement administratif adapté (accompagnement pour acquisition des documents administratifs d’identification et d’état civil).
- La recherche de rétablissement des liens familiaux d´enfants non accompagnés.
Écoute et participation active
Les deux dimensions de la protection que sont l’écoute et la participation active et la recherche de l’intérêt supérieur de l’enfant sont les principes régissant chaque étape de prise en charge. Cette démarche d’écoute et d’implication passe par les étapes suivantes :
- Réception et enregistrement de mineurs : entretien, écoute active et évaluation précise des besoins.
- Information des mineurs sur leur hébergement, leurs droits et leurs responsabilités (règlement interne).
- Examen sanitaire général et examens approfondis en fonction des résultats du bilan de santé. Évaluation des besoins éventuels en matière d’accompagnement psychologique ou psychiatrique.
- Procédure administrative : le procureur du Roi et les autorités policières sont informées de la démarche, en vue de l’obtention de l’autorisation d’admission au centre.
- Démarche d’écoute active et instauration d’un climat de confiance pour collecter des informations objectives et fiables sur la famille de l’enfant, en vue de faciliter le rétablissement et/ou du maintien des liens familiaux.
- Élaboration du plan d’intervention individualisé coordonné entre l’assistant social et ‘éducateur/éducatrice référent(e).
- Démarche de scolarisation ou d’accès à une formation (choisie par l’adolescent) dans les plus brefs délais.
- Suivi et évaluation : écoute active de l’enfant, de sa situation présente et de son vécu. Encadrement de l’hygiène de vie (alimentation, sommeil, vie relationnelle) et analyse des signaux physiques et/ou psychologiques particuliers (douleurs régulières, maux de tête, maux de ventre et douleurs musculaires, demande fréquente d’antidouleurs, accidents récurrents même banals, irritabilité, problèmes de comportements ou de délinquance même mineurs, excès, alimentation, etc.).
- Accompagnement et orientation.
Insertion scolaire
Pour une meilleure application du dispositif d’intégration à l´éducation des enfants et adolescents en situation de migration, les éducateurs de l’association coordonnent leurs actions avec différents acteurs pédagogiques :
- Établissements scolaires.
- École de la deuxième chance.
- Établissement de la formation professionnelle (Entraide Nationale).
- L´École des Arts et Métiers Nationaux de Tétouan (EAMN).
- L’Académie Régionale d’Éducation et de Formation, (AREF).
- La Direction Provinciale de l’Éducation Nationale, (DPEN).
Pour une intégration scolaire optimale, les assistantes d´éducation et l’assistante sociale assurent un suivi régulier à travers des rencontres avec les enseignants, donnant une réponse coordonnée au soutien pédagogique nécessaire.
L´accompagnement pédagogique aux enfants est par ailleurs renforcée par des cours de soutien et de remédiation (langues, mathématiques, sciences). Les cours de soutien et de remédiation sont développés avec l´appui des g roupes d’étudiants solidaires et bénévoles (OPEN HANDS).
Insertion scolaire
Pour une meilleure application du dispositif d’intégration à l´éducation des enfants et adolescents en situation de migration, les éducateurs de l’association coordonnent leurs actions avec différents acteurs pédagogiques :
- Établissements scolaires.
- École de la deuxième chance.
- Établissement de la formation professionnelle (Entraide Nationale).
- L´École des Arts et Métiers Nationaux de Tétouan (EAMN).
- L’Académie Régionale d’Éducation et de Formation, (AREF).
- La Direction Provinciale de l’Éducation Nationale, (DPEN).
Pour une intégration scolaire optimale, les assistantes d’éducation et l’assistante sociale assurent un suivi régulier à travers des rencontres avec les enseignants, donnant une réponse coordonnée au soutien pédagogique nécessaire.
L’accompagnement pédagogique aux enfants est par ailleurs renforcée par des cours de soutien et de remédiation (langues, mathématiques, sciences).
Les cours de soutien et de remédiation sont développés avec l´appui des g roupes d’étudiants solidaires et bénévoles (OPEN HANDS).
Formation professionnelle
Pour faciliter l’insertion professionnelle, l’association a mis en place des ateliers de formations pour les adolescents âgés de 15 ans et plus. Orienté compétences et employabilité, le programme est riche des modules suivants :
- Comment réaliser le bilan de compétences.
- Rédiger CV et lettre de motivation.
- Maîtriser les techniques de recherche d’emploi selon le domaine.
- Gérer le temps et les priorités.
- Connaître les techniques de communication interpersonnelle.
- Réussir un entretien d’embauche.
- Soft skills.
Cette formation est complétée par des sessions de formation à l’entreprenariat dispensées par le programme UPSHIFT, qui associe des approches de pointe du développement des jeunes et des adolescents à l’innovation sociale et à l’entrepreneuriat social.
Des formations sont également dispensées par des coopératives pour l’autonomisation des jeunes qui souhaitent créer leur propre entreprise ou coopérative, notamment en cuisine et/ou en pâtisserie. Des stages en restaurant-école sont également proposés.
Pour faciliter l’insertion professionnelle, l’association a mis en place des ateliers de formations pour les adolescents âgés de 15 ans et plus. Orienté compétences et employabilité, le programme est riche des modules suivants :
- Comment réaliser le bilan de compétences.
- Rédiger CV et lettre de motivation.
- Maîtriser les techniques de recherche d’emploi selon le domaine.
- Gérer le temps et les priorités.
- Connaître les techniques de communication interpersonnelle.
- Réussir un entretien d’embauche.
- Soft skills.
Cette formation est complétée par des sessions de formation à l’entreprenariat dispensées par le programme UPSHIFT, qui associe des approches de pointe du développement des jeunes et des adolescents à l’innovation sociale et à l’entrepreneuriat social.
Des formations sont également dispensées par des coopératives pour l’autonomisation des jeunes qui souhaitent créer leur propre entreprise ou coopérative, notamment en cuisine et/ou en pâtisserie. Des stages en restaurant-école sont également proposés.
Accompagnement social
Le travail social, sous toutes ses formes, représente l’une des clés de l’amélioration de la condition de vie des enfants.
Sur la base de cette conviction, les équipes du projet développent des stratégies d’intervention individualisées, qui garantissent la réponse aux besoins primaires (logement immédiat des mineurs en situation de rue, couverture, vêtements, hygiène, alimentation, soins médicaux…) tout en entamant une intervention sur le moyen/long terme.
L´accompagnement social se concrétise ainsi par :
- Encourager les enfants à développer un projet de vie, en plaçant leur participation au centre du processus, en commençant par une invitation à étudier et à réaliser des activités complémentaires à ses occupations présentes.
- Offrir la possibilité d’accès aux moyens de communication (internet et/ou téléphone), pour faciliter la communication entre eux et leurs proches dans leur pays d’origine.
- Établir des modalités de médiation avec les familles, avec la participation des enfants, si cette démarche et l’implication des familles va dans le sens de l’intérêt des enfants.
- Assurer le suivi et la couverture médicale des enfants (analyses, radiographies, visites médicales spécialisées, médicaments et assurance médicale), incluant des médicaments pour la prévention et le traitement du COVID-19.
- Assurer le transport scolaire et fournir l’ensemble du matériel permettant d’assister aux formations et stages en entreprises, de chercher un emploi approprié (pour les jeunes âgés de 16 ans et plus), de rencontrer d’autres acteurs (OIM par exemple), et de trouver un logement pour leur autonomisation dès la sortie des centres d’accueil.
- Trouver des stages en entreprise dans le cadre de leur formation professionnelle.
- Assurer un accompagnement adapté pour bénéficier des programmes de soutien social offerts par le MENFP et autres acteurs (communes, INDH, etc.).
- Prévenir des risques de violence (y compris entre les enfants eux-mêmes), d’exploitation et des abus sexuels ; et protéger les victimes par une assistance appropriée.
- Garantir l’accompagnement social spécifique au logement (entretien, règles de voisinage, savoir habiter…).
L’association organise également des activités de brassage et de solidarité pour le renforcement du vivre ensemble entre les communautés de migrants et les communautés marocaines (football, excursions…), et soutient les activités menées avec l´association du Scoutisme Hassania Marocain, qui a développé des services d’animation éducatifs selon la méthode scoute.
Enfin, APISF participe aux activités de consultation médico-sociale et psychologique réalisées en collaboration avec l’Organisation Marocaine des Droits Humains (OMDH), l´Organisation des Jeunes Africains (OJA) et l´Association de Lutte Contre le Sida (ALCS); dans le cadre d’une réponse post-confinement COVID-19.
Le travail social, sous toutes ses formes, représente l’une des clés de l’amélioration de la condition de vie des enfants.
Sur la base de cette conviction, les équipes du projet développent des stratégies d’intervention individualisées, qui garantissent la réponse aux besoins primaires (logement immédiat des mineurs en situation de rue, couverture, vêtements, hygiène, alimentation, soins médicaux…) tout en entamant une intervention sur le moyen/long terme.
L’accompagnement social se concrétise ainsi par :
- Encourager les enfants à développer un projet de vie, en plaçant leur participation au centre du processus, en commençant par une invitation à étudier et à réaliser des activités complémentaires à ses occupations présentes.
- Offrir la possibilité d’accès aux moyens de communication (internet et/ou téléphone), pour faciliter la communication entre eux et leurs proches dans leur pays d’origine.
- Établir des modalités de médiation avec les familles, avec la participation des enfants, si cette démarche et l’implication des familles va dans le sens de l’intérêt des enfants.
- Assurer le suivi et la couverture médicale des enfants (analyses, radiographies, visites médicales spécialisées, médicaments et assurance médicale), incluant des médicaments pour la prévention et le traitement du COVID-19.
- Assurer le transport scolaire et fournir l’ensemble du matériel permettant d’assister aux formations et stages en entreprises, de chercher un emploi approprié (pour les jeunes âgés de 16 ans et plus), de rencontrer d’autres acteurs (OIM par exemple), et de trouver un logement pour leur autonomisation dès la sortie des centres d’accueil.
- Trouver des stages en entreprise dans le cadre de leur formation professionnelle.
- Assurer un accompagnement adapté pour bénéficier des programmes de soutien social offerts par le MENFP et autres acteurs (communes, INDH, etc.).
- Prévenir des risques de violence (y compris entre les enfants eux-mêmes), d’exploitation et des abus sexuels ; et protéger les victimes par une assistance appropriée.
- Garantir l’accompagnement social spécifique au logement (entretien, règles de voisinage, savoir habiter…).
L’association organise également des activités de brassage et de solidarité pour le renforcement du vivre ensemble entre les communautés de migrants et les communautés marocaines (football, excursions…), et soutient les activités menées avec l’association du Scoutisme Hassania Marocain, qui a développé des services d’animation éducatifs selon la méthode scoute.
Enfin, APISF participe aux activités de consultation médico-sociale et psychologique réalisées en collaboration avec l’Organisation Marocaine des Droits Humains (OMDH), l’Organisation des Jeunes Africains (OJA) et l´Association de Lutte Contre le Sida (ALCS); dans le cadre d’une réponse post-confinement COVID-19.
Accompagnement administratif
L’absence de documents administratifs chez ces mineurs constitue un réel obstacle à l’accès aux services de base (éducation, santé, hébergement) et à l’emploi pour les jeunes en âge de travailler.
L’association apporte à ces enfants une assistance légale pour l’acquisition des documents administratifs et d’identité, intervenant auprès des représentations des pays d’origine des enfants migrants et des institutions administratives nationales.
Aussi, une “Carte d’adhérent” a été conçue, indiquant l’ensemble des données utiles et permettant aux autorités de contacter l’assistante sociale qui s’occupe des gestions et formalités pour que l’enfant concerné retourne au centre d’accueil.
Enfin, l’association intervient dans la formation des différents acteurs de la prise en charge des enfants migrants (organisations œuvrant dans le secteur et médiateurs interculturels).
Services psychologiques
L’assistance psychologique s’opère à travers des consultations (individuelles et en groupe), dans les centres et/ou dans le cabinet du psychologue.
La crise de la COVID-19 a intensifié le stress et l’anxiété, créant un climat d’incertitude. Dans ce contexte particulier, APISF organise des groupes de soutien au profit des résidents des centres d’accueil :
- Renforcement de la cohésion du groupe.
- Effets de la pandémie sur les émotions.
- Émotion de colère et ses conséquences sur le groupe et sur soi-même.
- Qu’est-ce que la tolérance ? Apprenons à vivre ensemble.
- Apprendre à tolérer les émotions quand elles ne peuvent pas être changées.
- Apprendre à modifier activement les émotions.
- Soulager le stress et l’anxiété.
- Psychologie positive.
- Confiance en soi.
- Confiance aux autres et participation.
Hijra wa Himaya
Vocation
Le projet “Hijra wa Himaya, pour la promotion des droits des enfants migrants au Maroc” est déployé au Maroc par l’UNICEF, avec le cofinancement de l’Union Européenne.
Il concerne les enfants migrants accompagnés et non accompagnés au Maroc, dont 35% sont des filles. (Source : UNICEF, rapport mai 2017 : Le nombre d’enfants voyageant seuls à travers les frontières est en augmentation depuis 2010. Il représente 10% de tous les migrants)
Ce projet s’inscrit par ailleurs en cohérence avec plusieurs volets de la politique nationale :
- La Stratégie Nationale d’Immigration et d’Asile (SNIA).
- La Politique Publique Intégrée de la Protection de l’Enfance au Maroc (PPIPEM).
- Le Plan Stratégique de l’Éducation 2015-2030.
- Le Plan Stratégique National Santé et Migration 2017-2021.
- Le Programme National de Santé pour la prise en charge des femmes et des enfants victimes de violence.
- La Politique Intégrée de la Santé de l’Enfant.
- Les mesures relatives à la protection judicaire des enfants en contact avec la loi, inscrite dans la charte de la réforme de la justice.
Le projet “Hijra wa Himaya, pour la promotion des droits des enfants migrants au Maroc” est déployé au Maroc par l’UNICEF, avec le cofinancement de l’Union Européenne.
Il concerne les enfants migrants accompagnés et non accompagnés au Maroc, dont 35% sont des filles. (Source : UNICEF, rapport mai 2017 : Le nombre d’enfants voyageant seuls à travers les frontières est en augmentation depuis 2010. Il représente 10% de tous les migrants)
Ce projet s’inscrit par ailleurs en cohérence avec plusieurs volets de la politique nationale :
- La Stratégie Nationale d’Immigration et d’Asile (SNIA).
- La Politique Publique Intégrée de la Protection de l’Enfance au Maroc (PPIPEM).
- Le Plan Stratégique de l’Éducation 2015-2030.
- Le Plan Stratégique National Santé et Migration 2017-2021.
- Le Programme National de Santé pour la prise en charge des femmes et des enfants victimes de violence.
- La Politique Intégrée de la Santé de l’Enfant.
- Les mesures relatives à la protection judicaire des enfants en contact avec la loi, inscrite dans la charte de la réforme de la justice.
Objectifs
Le projet, dans sa globalité, se donne trois principaux objectifs :
La recherche, par les acteurs institutionnels, de l’intérêt des enfants dans le traitement des affaires des enfants migrants dès leur arrivée sur le territoire marocain et jusqu’à l’identification de solutions durables.
La recherche de réponses coordonnées aux besoins de protection spécifiques des enfants migrants, y compris les victimes de traite, par les acteurs institutionnels et par la société civile.
Un accès équitable aux services de santé, d’éducation et d’hébergement pour les enfants migrants.
En partenariat avec l’UNICEF depuis 2019, l’Association de Protection de l’Enfance et de Sensibilisation de la Famille (APISF) inscrit ses initiatives dans le cadre de ce troisième objectif : réunir l’ensemble des conditions permettant aux enfants concernés de bénéficier de services de santé, d’éducation et d’hébergement de qualité.
Le contexte marocain
Le Maroc, terre d’asile
Du fait de sa position géographique, le Maroc est historiquement un pays d’émigration et de transit. Depuis quelques années, c’est également une terre d’asile et d’installation de migrants.
Selon Haut-Commissariat au Plan, 2014 : La population des étrangers y est estimée à environ 86 206 personnes, répartie par genre en 56,5% d’hommes et 43,5% de femmes, incluant les étudiants étrangers et les expatriés résidant au Maroc. Cela représente 0.25% de la population. Et 18,3% des étrangers ont moins de 18 ans et 17,8% ont moins de 14 ans. Les ressortissants de l’Afrique subsaharienne représentent 27,5% du total des enfants étrangers au Maroc.
En 2014, une opération de régularisation a permis de donner une suite favorable à 23 056 personnes (dont 44% femmes et 56% hommes) sur les 27 649 des demandes déposées, soit un taux de régularisation de 83,53%. Parmi les personnes régularisées, 8% étaient des enfants (Sourde : MCMREAM, 2018. Opération de régularisation, https://marocainsdumonde.gov.ma/operations-de-regularisation/, consulté en ligne le 23/02/2019).
Les estimations du nombre de migrants en situation irrégulière varient entre 25.000 et 45.000 personnes.
Cette migration illégale est alimentée ces dernières années par un flux massif de subsahariens qui partent du Nord de l’Afrique à destination de l’Europe, l’Espagne et l’Italie restant les points d’entrée privilégiés.
Ces flux migratoires illégaux prennent une dimension alarmante, au regard des risques encourus par les migrants souhaitant traverser la Méditerranée, trop souvent au prix de leur vie.
Face à cette nouvelle réalité, le Maroc a décidé de réviser sa politique migratoire et d’engager des mesures législatives, institutionnelles et opératives pour donner une réponse à cette nouvelle situation pour le pays.
Accords et engagements
Au niveau national, le Maroc compte sur un ensemble de structures institutionnelles en charge de la mise en œuvre des politiques migratoires.
A travers la Stratégie Nationale d’Immigration et d’Asile (SNIA), adoptée en 2014, le Maroc s’est engagé avec l’Union Européenne pour améliorer la gouvernance de l’immigration à travers le programme de renforcement des politiques du Maroc dans le domaine de la migration.
Au niveau régional, le Maroc joue un rôle de premier plan dans la gouvernance régionale des migrations. Dans cette dynamique, le Maroc a ainsi présenté, lors du 30ème sommet de l´Union Africaine, un “Agenda Africain pour la Migration”, qui suppose une approche de la migration basée sur une démarche plus positive : la sécurité, la légalité, la régularité, l’ordre et le respect des droits humains.
Le Maroc a par ailleurs mené des négociations et des consultations sur les migrations avec l’Union Européenne. Citons notamment la convention de financement dans le cadre du “Programme d’appui aux politiques migratoires du Royaume du Maroc”, signée entre le Maroc et l’Union Européenne en décembre 2017. C’est dans ce cadre que s´inscrit le projet “Hijra wa Himaya, pour la promotion des droits des enfants migrants au Maroc”.
En mai 2018, le Maroc a accueilli à Marrakech la cinquième Conférence ministérielle du dialogue Euro-Africain sur la migration et le développement, au cours de laquelle a été adopté le Programme de Marrakech 2018-2020.
Ce programme est riche d’une Déclaration Politique et d’un Plan d’Action visant notamment à maximiser l’impact positif de la migration régulière pour le développement et à parvenir à une compréhension commune des causes profondes de la migration irrégulière.
Suite à la conférence de Marrakech, le Pacte Mondial pour des migrations sûres, ordonnées et régulières a été approuvé par l’Assemblée Générale en décembre 2018, dans sa résolution 73/19.
Accords et engagements
Au niveau national, le Maroc compte sur un ensemble de structures institutionnelles en charge de la mise en œuvre des politiques migratoires.
A travers la Stratégie Nationale d’Immigration et d’Asile (SNIA), adoptée en 2014, le Maroc s’est engagé avec l’Union Européenne pour améliorer la gouvernance de l’immigration à travers le programme de renforcement des politiques du Maroc dans le domaine de la migration.
Au niveau régional, le Maroc joue un rôle de premier plan dans la gouvernance régionale des migrations. Dans cette dynamique, le Maroc a ainsi présenté, lors du 30ème sommet de l´Union Africaine, un “Agenda Africain pour la Migration”, qui suppose une approche de la migration basée sur une démarche plus positive : la sécurité, la légalité, la régularité, l’ordre et le respect des droits humains.
Le Maroc a par ailleurs mené des négociations et des consultations sur les migrations avec l’Union Européenne. Citons notamment la convention de financement dans le cadre du “Programme d’appui aux politiques migratoires du Royaume du Maroc”, signée entre le Maroc et l’Union Européenne en décembre 2017. C’est dans ce cadre que s´inscrit le projet “Hijra wa Himaya, pour la promotion des droits des enfants migrants au Maroc”.
En mai 2018, le Maroc a accueilli à Marrakech la cinquième Conférence ministérielle du dialogue Euro-Africain sur la migration et le développement, au cours de laquelle a été adopté le Programme de Marrakech 2018-2020.
Ce programme est riche d’une Déclaration Politique et d’un Plan d’Action visant notamment à maximiser l’impact positif de la migration régulière pour le développement et à parvenir à une compréhension commune des causes profondes de la migration irrégulière.
Suite à la conférence de Marrakech, le Pacte Mondial pour des migrations sûres, ordonnées et régulières a été approuvé par l’Assemblée Générale en décembre 2018, dans sa résolution 73/19.
Flux migratoires
et droits des enfants
La pandémie de COVID-19 a eu, entre autres conséquences, une réelle incidence sur la mobilité des êtres humains.
Lors de ces mouvements migratoires, tous les aspects liés à l’accès aux droits des enfants (éducation, soins de santé, nutrition, eau, assainissement et protection) se trouvent affectés. De plus, les enfants migrants font face à des difficultés multiples : compréhension linguistique, intégration à un système éducatif totalement différent de celui d’origine, risque de stigmatisation par les autres enfants.
Les enfants migrants sont également affectés par les conditions de précarité dans lesquelles vivent leurs familles (difficultés financières pour subvenir aux besoins de base : logement, alimentation, éducation de leurs enfants, ainsi que l’accès aux renforcements de compétences).
Les filles sont particulièrement exposées aux risques de violences et de traite humaine orchestrée à des fins d’exploitation sexuelle.
Et elles éprouvent souvent des difficultés à s’adresser à la police, à la justice ou aux services de lutte contre la violence de genre, ce qui rend indispensable la mise en place de mécanismes de protection. Les garçons n’en sont pas exempts, mais les stéréotypes liés au genre font qu’il est plus difficile pour un garçon de se reconnaître comme victime de violence, surtout sexuelle, et de la rapporter. (Source : UNICEF, 2017. A child is a child – Protecting children on the move from violence, abuse and exploitation, p. 15).